Du bricolage tarifaire pour ne pas disparaître !
Selon Karine PIGANEAU du Quotidien du Médecin du 29/01/2010 (www.quotimed.com)
Les échographistes fœtaux tricheurs malgré eux.
Pour survivre, les médecins échographistes en obstétrique appliquent souvent, via le DE, des tarifs cibles fixés en 2005 dans le cadre de la CCAM mais n'ayant jamais été atteints. Ils s'exposent aux réactions plus ou moins conciliantes de leur caisse primaire. Pris « la main dans le sac », un généraliste nîmois a été déconventionné pour trois mois.
UN MÉDECIN échographiste du secteur I ne faisant que de l'échographie fœtale peut-il vivre au tarif inscrit aujourd'hui pour lui dans la CCAM (classification commune des actes médicaux)? « Non, répondent en chœur les intéressés, impossible! » Comment font-ils alors? Ils dépassent. Le DE - oubliant pour l'occasion la signification de sa lettre « E » - est le seul outil de rattrapage à leur disposition.
Quand l'addition parvient aux caisses, la réaction est à géométrie variable. « Certaines ferment les yeux, d'autres tolèrent les dépassements mais font régler aux praticiens leurs charges sociales sur le montant de ces dépassements (entre 5.000 et 8.000 euros), d'autres cessent totalement leur participation aux charges sociales de ces médecins qui se retrouvent avec des cotisations plus élevées que celles, plafonnées, payées par leurs confrères du secteur II », explique le Dr Philippe Kolf, qui préside le Syndicat national de l'Union des échographistes (SNUDE). Tout comme les médecins, mais dans un autre style, les caisses primaires bricoleraient, donc, navigant à vue, entre tolérance et répression. Ce que réfute absolument, sans plus de commentaires, la Caisse nationale d'assurance-maladie (CNAM)...
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