HISTORIQUE DU SNUDE

 

 

1981 : La création :

 

C’est en 1981 que le Syndicat National des Ultrasonologistes Diplômés ou Equivalents fut créé, par une douzaine de  médecins d’horizons divers. Il faut se rappeler l’ambiance de l’époque. L’échographie était une jeune technique qui touchait à toutes les spécialités médicales en grandes mutations.

Or, Il n’y avait pas de structures défendant l’intérêt professionnel des échographistes de tous bords. Parmi elles, les Sociétés Savantes existaient, dont  déjà la « SFAUMB », ou le « Club Doppler de France ».

Les membres de ces sociétés venaient  de spécialités  multiples. Le syndicat a donc tout naturellement trouvé ses fondements  multidisciplinaires dans cette situation :

-         défendre les intérêts professionnels et moraux de ses membres,

-         regrouper les praticiens de toutes origines ayant une formation spécifique,

-   rassembler les différentes spécialités sans prééminence de l’une ou l’autre.

 

Les membres fondateurs en sont une illustration. A côté du Professeur Pierre SUQUET, cancérologue du centre Gui de Chauliac de Montpellier, qui fût le premier président du SNUDE de 1982 à 1986, on trouve entre autres,  les Professeurs Georges BOOG, Gynéco-Obstétricien, et Jean Marie BOURGEOIS, Ultrasonologiste,  le Madame le Docteur Marie Françoise DUVAUFERRIER, Ultrasonologiste, les Docteurs Claude FRANCESCHI, Angiologue, Michel DAUZAT, Ultrasonologiste, André DOMERGUE, Ultrasonologiste,  Hap LE VAN, Radiologue, Henri PIETRI, Gastro-entérologue, et d’autres.

 

En conséquence, le Conseil d’Administration du SNUDE reflète cette pluridiciplinarité du syndicat en incorporant six échographistes généralistes et six échographistes de spécialités sans dépasser deux par discipline spécialiste.

 

 

1982-1986 La présidence SUQUET :

 

Cette première présidence du syndicat fut surtout consacrée à la consolidation des structures de base. Recruter des adhérents fut assez aisé, et montre combien un tel syndicat était attendu ; dès la fin de 1982,  on comptait pas moins de 209 cotisants, alors que les moyens publicitaires étaient limités. Des responsables dans chaque région, voire chaque département furent nommés à la première assemblée générale à la Domus Médica , rue de la Tour Maubourg à Paris en Octobre 82. Les statuts approuvés furent déposés à la préfecture du Gard le 30 décembre  1982.

Les trois années suivantes furent consacrées

-    à la reconnaissance du syndicat par les grandes centrales syndicales.

-         à la refonte d’une nomenclature obsolète compte tenu de l’explosion des investigations ultrasonores. Philippe JUHEL avec Hap LE VAN,  fut chargé par le nouveau bureau, de prendre les contacts avec la Caisse Nationale d’Assurance Maladie, Boulevard du Maine à Paris, pour exposer les revendications au nom du SNUDE. En avril 1983, une première entrevue eut lieu, et une nouvelle nomenclature fut appliquée à une série d’actes médicaux allant de K20 pour l’échographie des organes de surface  à K 45 pour l’étude cardiaque TM+bi-dimentionnelle.

-         Très rapidement, et afin de mieux ancrer son image vers l’échographie de qualité, le SNUDE ne recruta plus que de nouveaux adhérents diplômés. Il devenait donc « Syndicat National des Ultrasonographistes Diplômés, SNUD».

-         Des contacts furent pris avec le président du CNOM, des responsables de la nomenclature à la CNAM, avec les autres syndicats catégoriels : radiologues, gynécologues, des sociétés savantes comme la SFAUMB, afin de présenter le syndicat et ses buts

 

Au cours de cette présidence, nous avons enregistré l’adhésion du Docteur Roger BESSIS. Sa disponibilité, sa  compétence, ainsi que ses relations nous ont grandement facilité notre action de défense des intérêts échographiques.

 

 

1986-1991 La présidence BOURGEOIS :

           

Le Professeur BOURGEOIS  succéda au Professeur SUQUET en 1986. Un nouveau bureau se mit au travail et consolida les actions des premières années.

 

 

Ce fut  en particulier :

 

-         La bataille pour la reconnaissance des diplômes d’ultrasonologie.

-         La demande d’une lettre clé spécifique pour l’échographie, dès 1988.

-         Création d’une rubrique « échographies » dans les pages jaunes de l’annuaire des PTT pour l’édition de 1990 (opérationnelle grâce à Patrick GALLO).

-         Enquête interne sur les revenus, l’investissement des échographistes.

-         Participation du SNUD à la refonte de la nomenclature, et contact avec divers organismes de la Sécurité Sociale, le Ministère de la Santé.

-         Contacts avec les autres syndicats (CSMF), Fédération Nationale des Electro-Radiologistes Qualifiés( Dr MOINARD), Collège des Gynéco-Obstétriciens (Pr DELECOUR ), avec le CREDES.

-         Action pour une reconnaissance d’une compétence en échographie auprès du Conseil National de l’Ordre des Médecins.

-         La défense de la cotation K35 de l’échographie obstétricale, menacée de réduction à k30.

-         L’établissement de guide-lines pour les échographies obstétricales (Mars 1990).

-         La saisine de la commission d’accès aux documents administratifs, véritables oukases internes à la Sécurité Sociale (abrogation de la circulaire réservant la cotation K35 aux grosses pathologies).

-         Nomination d’un échographiste généraliste au CA de la SFAUMB (H.LE GUERN).

-         Abolition de la classification de certains échographes en matériel « lourd ».

-         Affiliation à la CSMF et U.ME.SPE, en section indépendante (allergologues, angiologues, etc…), et voix consultative au CA en tant qu’auditeur libre.

-         Obtention du KE 40 pour le doppler pulsé fœtal (Lettre circulaire interne à la CNAMTS- Cours de Cassation).

 

Le Professeur BOURGEOIS laisse un syndicat fort de près de 300 adhérents, reconnu auprès des instances officielles, et une longue série d’actions de défense des échographistes, de nombreux rapports sur tous les sujets de l’avenir des ultrasons en France.

 

1991-2000 La présidence DELATTRE :                            

 

            Président–fondateur de SNUD depuis 10 ans, le Professeur BOURGEOIS laisse ses fonctions au Docteur Christian DELATTRE en 1991. Bien connu de toutes nos administrations de tutelles, pour ses actions passées,  sous son impulsion le SNUD s’établit comme « le syndicat de l’échographie ». Il maintiendra le caractère multidisciplinaire de la pratique des ultrasons, et il mènera de nombreux combats :

 

-         Action pour le maintien d’une rubrique « échographie » dans les pages jaunes de l’annuaire des PTT, supprimée en 1993 à la demande du CNOM, et du Ministère, et recours gagné auprès du Conseil d’Etat, puis acceptation par le CNOM le 12 décembre 1997. Rubrique définitive en 2000.

-         Défense de la qualité de la formation en échographie, et de la reconnaissance d’une spécificité. 

-         Rencontre avec les responsables du « guide ROSENWALD » pour une rubrique échographie.

-         Participation aux réunions au sein de la CSMF préparant la réforme de la NGAP.

-         Création de la « Lettre Du SNUD» en lieu et place de La « LUS ».

-         Action de mise en garde auprès des adhérents sur le respect de la nomenclature.

-         Action auprès du CNOM pour améliorer le statut des remplaçants en échographie exclusive ; pas de dérogations !

-         Invitation aux travaux de Conseil des Enseignants de Radiologie Française, consacrés aux ultrasons (20 Mars 1993).

-         Action sur le contenu des RMO grâce à l’action de H Le Guern.

-         Etude du coût des échographies et des revenus des échographistes par la CEMKA (1994).

-         Action de défense dans l’écho-doppler utéro-foeto-placentaire, KE40,  avec gain de cause en Cassation (14-05-1998).

-         Participe à la commission d’étude sur l’échographie.

-         Création de trois Diplômes Inter Universitaire d’échographies, seuls reconnus par le CNOM (Général, Cardiologique, Gynéco-Obstétrical), le 05/02/1998. 

-         Diverses campagnes de presse journalistiques ou télévisées, conférences de Presse pour défendre une échographie de qualité

-         Affaire X-SNUD contre la CPAM de Bordeaux, gagnée en Cours de Cassation (01/04/1999), dans le cumul d’un Cs et d’un  acte d’échographie.

-         Mise en place par le CNOM d’une commission d’équivalence pour le DIU d’échographie générale et soutien aux adhérents.

-         Rédaction en collaboration avec la SFAUMB, d’un guide du « contenu de l’acte »

-    Initiation de l’idée d’un contenu de l’acte, avec H. LE GUERN, P. VIGNON,

     Ch. MARIE, M. ALTHUSER, M. CONSTANT.

-         organisation d’une Table Ronde à la SFAUMB de Nancy en 1994, avec les représentants des gynéco-obstétriciens, radiologues, gastroentérologues ;

-         Organisation d’un Forum à la SFAUMB de Lille en 1999 : « Guide de pratiques échographiques », avec la participation d’un représentant des médecins généralistes, des internistes, des gynéco-obstétriciens, et des témoins des expériences nord-américaines (B. FORNAGE, M. LAFORTUNE) et italienne (R. CAMPANI) ;

-         Publication d’un Guide : « CONTRIBUTION A L’ELABORATION D’UN CONTENU DE L’ACTE EN ECHOGRPHIE », en collaboration avec la SFAUMB. Ce guide, finalisé grâce au travail et à la ténacité d’E. LEFEBVRE  et M. CONSTANT, a été distribué aux membres du SNUD, aux correspondants de la SFAUMB, de la CNAM, de la FNMR, du CNGOF, de l’UMESPE, du ministère de la santé. Il est le seul document de ce type publié à ce jour en France. Il a vocation à être mis à jour dans le cadre de la SFAUMB, notre société savante. Il est de nature à contribuer à des actes pertinents, pour une assurance qualité de notre pratique.

 

 

Au terme de ses mandats Christian DELATTRE laisse un syndicat plus fort, bien représenté, écouté, et sollicité auprès et par les instances institutionnelles (Ministère, DGS, CNAMTS, CNOM, etc..) et plein de propositions dans le cadre de la « Réforme de la Sécurité Sociale » qui tend à poindre à l’horizon des années 2000.

 

2000à La présidence KOLF :

 

Le Docteur Philippe KOLF, nouveau président du SNUDE, prend ses fonctions en pleine tourmente de la réforme Juppé de la Sécurité Sociale. De graves menaces planent à l’horizon échographique : la Cour de Cassation est sollicitée dans une affaire d’erreur médicale prénatale, l’enveloppe budgétaire devient un véritable carcan pour l’entreprise médicale. Face à cela, l’action prime :

 

-         Menace de fermeture des cabinets médicaux entre Noël et le 1er de l’An 2001 !

-         Bien que les institutionnels soient conscients des difficultés financières des cabinets d’échographie, baisse du KE de 12.60 à 12.40 Frs ! Par réaction le syndicat propose d’utiliser largement le DE.

-         Affaire Perruche ( CC 17/11/2000) :

o       campagne de sensibilisation auprès des élus,

o       Campagne de Presse pour la semsibilisation de la population

o       soutien à l’amendement Matteï,

o       Lettre de menace de cessation des échos obstétricales au gouvernement.

o       Rencontre avec Claude Evin, rapporteur de la loi de modernisation sociale, en compagnie R.BESSIS, Président de CFEF. Cette entrevue débouche sur la modification de la RCP de 30 ans à 10 ans pour tous les professionnels médicaux de France.

o       Front syndical uni : FNMR, SYNGOF, SNUDE, avec certaines sociétés savantes telles le CFEF, et les Hospitaliers et les CPDPN.

o       Grève totale du privé et du public à partir du 01/01/2002, illimitée.

o       Conclusion dans la loi sur le droit des patients du 04/03/2002.

-     Nouvelle dénomination du syndicat qui devient le « Syndicat National de   l’Union Des Echographistes » , retrouvant ainsi le signe d’origine « SNUDE »

-         Soutien aux demandes d’équivalence aux D.I.U d’échographie générale.

-         Etude en avant première de la CCAM.

-         Communiqué de Presse sur des propositions sur la réforme de la Sécurité Sociale.

-         Etude du coût des échographies et des revenus des échographistes par la ALTAO.

-         Soutien des adhérents demandant leur reconnaissance de leurs acquis dans l’équivalence pour le DIU d’échographie générale.

-         Appel à l’utilisation large du D.E

-         Participation au « Comité Ministériel sur l’Echographie Obstétricale ».

-         La réforme de la nomenclature : Contrat de Pratique Professionnelle & AcBus.

 

La non revalorisation de la lettre clef KE depuis près de 20 ans (en 1982 le K  valait 11.50 Frs, soit 1.75 euro) met à mal de nombreuses trésoreries d'échographistes, alors que dans le même temps les appareils ont nettement augmenté de prix et surtout de qualité. Quelque soit les disciplines, la durée des actes s'est allongée apportant une réelle amélioration des qualités des examens Le Président Philippe KOLF, aidé de tout le C.A, et d’autres bonnes volontés, œuvre au mieux pour améliorer la situation financière catastrophique des cabinets  d’échographie.