Réunion
des Présidents et Secrétaires généraux des conseils départementaux
L'ÉCHOGRAPHIE
QUELQUES
FAITS ÉCONOMIQUES
L'échographie est sans aucun doute l'une des
acquisitions récentes les plus importantes dans le domaine de l’imagerie médicale avec le
scanner à rayons X et l'imagerie
par résonance magnétique.
Des avancées technologiques sont attendues, aussi bien que la
clarification dans plusieurs pays, de la pratique de
l'échographie dans les établissements hospitaliers publics ainsi que dans les cabinets libéraux.
Cette
clarification est souhaitable, surtout en Allemagne, en Italie et en France, où
les marchés sont très importants. On peut
estimer que l'échographie en Europe générera des revenus d'environ 5 milliards de francs vers 2003, avec un taux d'augmentation annuelle de 4,3%.
En 1993, 9230 appareils
d'échographie ont été installés en Europe , en 1996 . 11040 appareils
, la prévision pour 2003 est de 12900 unités.
Le prix d'acquisition moyen d'un appareil d'échographie est passé de
450.000 francs en 1993 à 350.000 francs en 1996.
Actuellement en Europe, 34% de tous les examens échographiques sont
réalisés en Allemagne, 17,8% en France, 17.1° en
Italie, 6,3% au Benelux, 5,7% au Royaume-Uni, 4,4% en
Espagne et 4,1 %.en Scandinavie.
Vingt millions d'actes échographiques
sont réalisés en France chaque année. Les radiologues
représentent dans cette production environ 42,7%, suivis par les gynécologues-
Obstétriciens et par les praticiens en recherche de pathologie fœtale avec 24,1% , et les cardiologues avec 23,4%.
Ces positions devraient rester relativement stables, bien que l'avenir de
la méthode soit particulièrement prometteur.
Les industriels investissent actuellement d'énormes sommes, bien
supérieures au budget de recherche consacré aux tomodensitomètres et aux appareils de résonance
magnétique.
Les progrès de ces appareillages sont fulgurants, avec une banalisation du doppler, des appareils de
plus en plus performants et miniaturisés, permettant de les déplacer facilement
et de faire des examens au lit du patient.
La sophistication des techniques va de pair avec un
apprentissage de plus en plus difficile. Si l’accès à
l’image est plus facile, la synthèse de l’interprétation des données
sémiologiques l'est beaucoup moins.
Par ailleurs, une nouvelle direction dans le développement de l'échographie est l'introduction de produits de
contraste qui, pour l'instant, sont réservés à l'exploration des pathologies
vasculaires et cardiaques. Avec ces produits, l'échographie devient de plus en plus offensive, perdant ainsi son
caractère affirmé, pour !l'instant, de non-invasivité.
Les dépenses en explorations ultrasonores (examens cotés par la lettre
clé KE), représentent le poste de dépenses
diagnostiques le plus important pour l'assurance maladie.
L'ECHOGRAPHIE : TECHNIQUE DIAGNOSTIQUE
L'échographie a été introduite en médecine au début des années 1970. Il
s'agissait essentiellement d'une technique utilisée
par quelques rares radiologues, par des obstétriciens qui ont mis au point la
méthode, des biophysiciens. Quelques noms méritent d'être cites corme les pionniers de l'échographie en France ; Thérèse PLANIOL et Léandre POURCELOT à Tours, Francis WEILL
à Strasbourg, puis à Besançon, Georges BOOG à Strasbourg,
Les radiologues
ne
s'y sont pas intéressés au départ, ce qui explique qu'en 1985, environ 80% des examens échographiques étaient réalisés par
des non-radiologues.
Cette tendance
est depuis largement corrigée, en raison, d'une part, de l'évolution de l'imagerie et des apports maintenant indispensables de l'échographie expliquant l'augmentation exponentielle du nombre d'actes échographiques, d'autre
part de l'apparition de techniques nouvelles,
associant l'échographie en trois dimensions, le doppler pulsé et couleur, la numérisation et la mise en mémoire des images ainsi que de
l'introduction de produits de contraste.
Le prix des
appareils explique que les plateaux lourds d'imagerie médicale s'en équipent en priorité.
Il est très courant de lire dans
la plupart des publications concernant l'échographie, que l'examen
échographique dépend de l'opérateur, Non seulement elle est "opérateur dépendante", mais elle est également "appareillage
dépendante". Cette remarque ne devrait plus avoir cours, dans la mesure où
elle met en cause la formation même des échographistes, à la fois sur le plan théorique et pratique, ainsi que leur expérience et son évaluation, A une époque où les médecins adhèrent
de plus en plus aux notions d'assurance
qualité, aussi bien des
matériels que des procédures, l'exercice de l'échographie se doit d'être clarifié et
réglementé,
Il est certes
incontestable que le développement de la technique, son caractère affirmé non invasif, permettent à tout médecin de la pratiquer librement, d'autant
plus que certains initiateurs de la méthode avaient
souhaité que l'échographe devienne le stéthoscope du XXlème siècle.
A la
différence du scanner et de l'imagerie par résonance magnétique qui
produisent.. comme la radiologie conventionnelle, des
documents reproductibles et sur lesquels un diagnostic est possible par d'autres praticiens,
puisqu'il s'agit d'un document unique non altérable, l'échographie doit d'abord être réalisée avant de pouvoir donner lieu à interprétation. Autrement dit, le médecin qui pratique l'échographie est
au contact même du patient. L'échographie est ainsi
un véritable acte médical, qui ne peut être fait par des techniciens en imagerie médicale, et qui, une fois que les clichés sont
réalisés, ne peut être ni réutilisé, ni reconstruit.
Ainsi, le départ du patient termine l'examen
Toutefois,
dans certains pays européens qui connaissent une démographie médicale différente
de la nôtre, avec un nombre plus restreint de spécialistes, il arrive que ce
soit des techniciens (radiographers) qui
soient à l'origine de la production d'image. Cela pose incontestablement une question relative à la
formation de ces techniciens et à leur libre circulation, souhaitée par certains pays
La qualité de i' examen échographique passe donc par plusieurs points
- un appareil de très bonne qualité, mais surtout révisé régulièrement, et
mis à niveau lors des acquisitions
techniques nouvelles. Cela justifie que les pouvoirs publics aient décidé de modifier la cotation des actes d'échographie faits
avec des appareils dont la mise à niveau, ou la première mise en
service, dépasse sept années, et ce d'autant plus que la sécurité devrait imposer des normes physiques adaptées à
chaque spécificité d'exercice, On peut d'ailleurs
s'interroger sur la minoration de 50% qui
a été décidée. Si l'appareil est obsolète, l'examen n'est pas informatif et ne devrait dès lors pas être l'objet
d'un remboursement.
- une bonne formation des
échographistes : il faut distinguer la formation initiale
comportant des connaissances
théoriques, des examens pratiqués sur des patients, de la formation médicale continue également indispensable, surtout
si le médecin échographiste n'a pas une activité suffisante pour se
perfectionner, ou si la structure dans laquelle il travaille ne lui permet pas d'avoir un retour d'information sur les
pathologies mises ou non en évidence. Il faut citer l'exemple de la République Fédérale Allemande, qui
demande un minimum d'examens réalisés
dans un domaine spécifique pour avoir l'autorisation de réaliser des examens rémunérés.
Il existe
actuellement des possibilités d'évaluation par des logiciels de simulation
permettant la manipulation des sondes dans l'exploration de différents organes
profonds ou superficiels. Cette technique permettrait par
sa traçabilité de constituer un véritable modèle d'accréditation
de praticiens déjà confirmés.
l'amélioration
du document échographique : l'échographie
est un examen dynamique et il serait utile de garder un
certain nombre de vues permettant de comprendre les procédures utilisées par le médecin qui ont amené à la réalisation de l'image.
Cela passe
par l'amélioration des mémoires vives des échographes. Le praticien pourra donc garder un certain nombre de vues lui permettant de prouver qu'il a
effectivement recherché. dans telle pathologie, en
particulier fœtale, telle
malformation.
La Société Française de Radiologie, ainsi que le collège des enseignants en gynécologie obstétrique
ont réalisé des outils pédagogiques récents, par exemple un CD-ROM sur l'échographie doppler, précurseur de ce type d'amélioration.
Cependant, il
faut noter que la formation ne correspond pas à des standards de qualité unanimement reconnus par la profession, L'échographie reste un examen
très difficile. Sa sensibilité et sa spécificité
sont d'autant plus grandes qu'elle est réalisée par des praticiens d'expérience utilisant des appareils de haute performance.
Une mention
particulière doit être réservée à l'échographie interventionnelle, qui s'est grandement développée durant ces dernières années et qui permet des
explorations diagnostiques rapides et fiables, mais
qui nécessite une formation extrêmement spécialisée.
FORMATION DES PRATICIENS
Actuellement, l'échographie est pratiquée par des médecins
de formation et d'exercice différents
1) des médecins spécialistes en
imagerie médicale . l'échographie
fait partie intégrante du C.E.S. depuis 1979, puis du D.E.S. depuis sa
création, La cardiologie a également intégré l'enseignement de l'échographie
dans le DES depuis quelques années.
2) d'autres
médecins spécialistes, tels les obstétriciens qui ont une grande pratique
de l'échographie, mais ne l'intègrent pas obligatoirement dans leur cursus,
bien que les enseignants exigent souvent des étudiants qu'ils s'inscrivent au
D.I.U. d'échographie fœtale. Les gastro-entérologues, les urologues
éventuellement, font également de l'échographie dans le cadre de leur spécialité,
3) des médecins non-spécialistes, pouvant être divisés en deux
sous-groupes
- ceux ayant connu l'échographie au tout début de son apparition en
médecine et qui sont devenus des praticiens expérimentés, souvent des
formateurs, ne pouvant faire état de leur savoir-faire ;
- ceux qui
n'ayant aucune formation, ou alors une formation très ponctuelle,
souvent délivrée par le constructeur, et qui
rachètent des appareils réformés par d'autres
spécialistes dont ils font
l'acquisition à un prix très bas. Ces appareils ne correspondent plus
aux normes techniques en vigueur et ne sauraient
être considérés comme suffisants. Il faut ici souligner l'importance que l'Ordre
des médecins attache à l'indépendance totale des médecins vis à vis des
constructeurs.
il existe
actuellement une évolution, d'une part des enseignants, d'autre part des
pouvoirs publics, pour essayer de réglementer la formation des échographistes.
Les premiers préconisent une inscription obligatoire de tous les médecins non
spécialistes souhaitant effectuer de tels actes, dans un des trois diplômes
inter-universitaires mis en place en 1996. En même temps, les pouvoirs publics, par la réforme de la nomenclature générale des
actes professionnels,
ont décidé
de ne plus rembourser au taux normal les examens d'échographie faits avec des appareils ayant été mis
en service la première fois il y a plus de sept ans { arrêté du 28 janvier
1997).
LE POINT DE VUE DE L'ORDRE
Le Conseil National souhaite faire
le point sur l'enseignement et la pratique de l'échographie et proposer un
certain nombre de règles permettant aux praticiens compétents en échographie de
le faire savoir à la clientèle et de pouvoir ainsi être consultés.
Qualité et performance de
l'équipement échographique d'une part, et niveau de formation et d'expérience
de l'échographiste d'autre part sont les conditions nécessaires d'une bonne
performance diagnostique de l'échographiste,
Après la
formation initiale, vient la nécessité d'une pratique régulière, de haut
niveau. Cette pratique est la condition de la compétence de l'échographiste.
Ainsi, la
sensibilité' moyenne actuelle de l'examen échographique en matière materno-fœtale ne dépasse pas 25%. Par contre, lorsque l'on s'adresse à des
centres de référence ou d'excellence., avec
des praticiens extrêmement entraînés, la sensibilité moyenne de 65% est
souvent atteinte, avec des pics de 65% dans des centres particulièrement consacrés au dépistage de malformations. Cela montre, à
l'évidence, la nécessité de posséder, non seulement une formation initiale, mais surtout une expérience pluridisciplinaire importante
pour permettre une bonne fiabilité
diagnostique.
L'échographie est devenue une technique routinière, mise en oeuvre par des
spécialistes de haute compétence.
Toutefois, elle défraie la chronique chaque fois qu'un procès est engagé en responsabilité civile ou pénale pour
non-reconnaissance de malformations fœtales.
Actuellement, existent trois D.I.U.
- Un D.I.U. d'échographie générale ;
- Un D.I.U. en échographie gynécologique-obstétricale ;
- Un
D.I.U. en cardiologie.
Si l'échographie est enseignée dans le cadre de
certains D.E.S. dont celui d'imagerie médicale et de cardiologie, elle
ne l'est pas obligatoirement dans toutes les spécialités. De plus, les enseignants en gynécologie-obstétrique
souhaitent rendre obligatoire à l'ensemble des étudiants en D.E S. de gynécologie-obstétrique,
l'inscription et la validation au DIU. d'échographie
fœtale pour arriver à un niveau supérieur de connaissances. La question
posée est de savoir si l'enseignement donné dans le cadre des D.E.S. est suffisant ou, si pour être vraiment compétent, il
ne serait pas souhaitable que tous les praticiens
puissent valider les épreuves pratiques et théoriques d'un diplôme
inter-universitaire.
Ce système, assure une formation homogène et de qualité au plan national.
Il est ouvert en principe à tous les étudiants en D.E.S. pouvant avoir une
pratique de l'échographie. Il reste également
ouvert aux médecins qualifiés en médecine générale, ou dans d'autres spécialités à condition qu'ils puissent satisfaire aux épreuves d'un
examen probatoire.
Ces diplômes inter-universitaires remplacent les multiples formations
sous forme de certificats d'université ou de diplômes
universitaires dont la qualité ne peut être niée, mais qui n'ont pas intégré une maquette générale et qui, dès lors, n'ont jamais fait l'objet d'une
reconnaissance par le Conseil National de l'Ordre
des Médecins.
La difficulté pour ce type d'enseignement est la nécessité d'une
coordination totale entre la partie théorique et la partie
pratique. L'échographie ne peut en effet être réalisée correctement sans une base théorique solide, mais elle nécessite des
terrains de stages très nombreux pour permettre à tous
les postulants, non seulement de s'entraîner à la mise en évidence d'images échographiques, mais également d'être contrôlés par des
praticiens experts, d'avoir un retour d'information, et ainsi d'avoir une évaluation de leurs
connaissances.
L'échographie est une technique et non pas une spécialité. Étant donné
l'apparition ces dernières années de nombreuses
techniques en imagerie médicale, il parait souhaitable de ne pas vouloir en faire un exercice sous forme de discipline.
L'expérience montre en effet qu'une technique peut être remplacée par une autre plus performante.
plus spécifique. Cela poserait un grand nombre de difficultés pour les
praticiens qui se seraient engagés dans cet exercice
exclusif.
De plus,
l'évolution rapide de la pratique médicale montre qu'un professionnel de santé
ne peut plus être assuré d'avoir la mémé pratique
pendant toute sa vie professionnelle.
Une enquête, faite dans le cadre de l'étude sur l'exercice de l'échographie, permet de recenser environ
15.000 appareils d'échographie, de qualité inégale et d'âge différent, utilisés par les spécialistes d'imagerie médicale, de
gynécologie-obstétrique, de cardiologie et d'hépato-gastro-entérologie. A côté
de ces praticiens, on peut estimer à environ 1.500 le nombre de médecins
généralistes, effectuant régulièrement des échographies. Mais ce chiffre est
sujet à caution.
Vu le nombre total d'échographies faites en France, et le nombre de
médecins qui les réalisent, il est facile de comprendre que certains médecins
ne font que deux à trois actes d'échographie par semaine, ce qui ne suffit pas
à leur permettre de progresser dans cette technique, et les rend donc
potentiellement dangereux.
Il est donc
souhaitable, de faire des propositions d'une part en vue d'une harmonisation de
l'enseignement de cette technique, et d'autre part, de permettre à des
praticiens non spécialistes d'en faire mention et d'informer leur clientèle.
PROPOSITIONS
1)
L'échographie fait partie intégrante de plusieurs D.E.S., et en particulier de celui d'imagerie médicale. Les enseignants ont fait un effort particulier
pour que l'échographie soit enseignée non seulement sur le plan théorique, mais
également sur le plan pratique. Il semble souhaitable au Conseil National que
les praticiens s'engageant dans des études de spécialités dont les maquettes ne renferment pas de formation
suffisante à l'échographie, suivent
un enseignement spécifique
de l'échographie par l'un des trois diplômes interuniversitaires mis en place. Ainsi, pour des médecins
spécialistes en radiologie et imagerie médicale, pour leur permettre
d'effectuer des actes d'échographie fœtale, il semble indispensable qu'ils aient
satisfait aux épreuves du D.I.U. d'échographie en médecine fœtale.
Cela vaut également pour d'autres praticiens, en particulier pour les
spécialistes de l'appareil digestif qui devraient valider le D.l.U. d'échographie
générale pour leur permettre de
faire des explorations abdominales. Le Conseil National est parfaitement
conscient du coût de l'enseignement, surtout pour la mise en place des stages
et des examinateurs, mais il estime cette condition nécessaire pour une démarche de qualité.
2) Dans les spécialités gynécologiques et
obstétricales se pose une question très spécifique qui est celle de la fiabilité des examens échographiques dans la recherche des malformations fœtales. Actuellement, l'échographie fœtale a une sensibilité de l'ordre de
45%, et cette sensibilité est cependant très hétérogène puisque pour certaines
malformations graves, des médecins échographistes peuvent avoir une sensibilité
de l'ordre de 25%. En deuxième niveau, la sensibilité peut atteindre 65%, voire
85%. Jusqu'à ce jour, l'échographie fœtale
n'a pas échappé aux règles habituelles de la responsabilité médico-légale obligation
de moyens matérialisée par la possibilité de prouver une expérience correcte
dans le domaine et par l'utilisation d'un matériel considéré comme valable,
ainsi qu'une iconographie adaptée. pas
d'obligation de résultat, mais dans certaines circonstances définies, la
responsabilité du médecin peut être recherchée
·
faux-positif avec IMC et fœtus normal ;
·
faux-négatif du diagnostic de gémellité
avec préjudice dû à ce faux négatif ;
·
faux négatif du diagnostic de grossesse
avec naissance d'un enfant présentant un handicap ;
·
Faux négatif morphologique, alors qu'une bande vidéo remise par l'échographiste permet de
voir a posteriori l'anomalie non détectée.
·
Faux
négatif, alors que l'iconographie permet de retrouver des signes d'appels
simples
Il est sûr que l'information des
patients sur la pertinence de l'échographie est relayée d'une façon très
médiatique par la presse à sensation et par certains médecins. Comme souvent en médecine, ce ne sont pas les échecs
qui sont mis en avant mais plutôt les prouesses et les belles images qui sont
loin, selon les spécialistes, de refléter la réalité quotidienne
Il importe donc dans ce domaine
d’exiger une formation particulièrement complète par ailleurs, la nécessité
d'informer la patiente des possibilités réelles de la méthode et des limites du
niveau de diagnostic du praticien dans le diagnostic des malformations fœtales, semble indispensable, tant est
lourd de conséquences le diagnostic.
3) L'information
des patients,.
La pratique et la méthode . Pour pratiquer l'échographie, tout
praticien doit faire la preuve d'un enseignement spécifique en la matière ; cela vaut aussi pour les médecins titulaires d'un D.E.S. s'ils
souhaitent faire une échographie sortant du cadre de leur D.E.S. (ex.:
radiologiste souhaitant faire de l'échographie obstétricale). Il est bien
entendu que les spécialistes ayant effectué leur D.E.S. ont la possibilité de faire de l'échographie dans le cadre de leur spécialité.
Pour les autres médecins
non-spécialistes, ils doivent obligatoirement être titulaires du D.I.U. ou de
son équivalence par décision du jury du diplôme inter-universitaire auquel le
Conseil de l'Ordre a été invité à participer.
L'information de la clientèle. Le Conseil
National est favorable au rétablissement d'une rubrique "Échographie"
dans l'annuaire téléphonique. Cette rubrique échographie sera ouverte aux médecins non-spécialistes
ayant rempli les conditions de la pratique échographique (voir plus haut). Les
praticiens ayant une formation reconnue d'échographie dans le cadre de leur
D.E.S. peuvent évidemment s'inscrire dans cette même rubrique. L'inscription
des non-spécialistes ne pourra se faire qu'après une définition des critères de
qualification, liée à la fois aux titres et travaux, à
la pratique
médicale, ainsi qu'au nombre des actes réalisés, et passera, pour la plupart
d'entre eux, par l'inscription et la validation d'un diplôme
inter-universitaire.
4) Assurance-qualité.
La formation
médicale continue devient indispensable et obligatoire pour tout médecin et
doit tenir compte également de l'évolution des techniques. L'échographie est
une technique qui évolue très rapidement. L'introduction récente de nouveaux
appareillages avec des mémoires vives étendues et des possibilités de
reconstruction en trois dimensions, ainsi que l'apparition de produits de
contraste injectés, augmentant et rehaussant le signal sonore, permettent
d'envisager des applications diagnostiques très rapides.
C'est la raison pour laquelle le
Conseil national souhaite que tout échographiste soit soumis à des protocoles
de remise à niveau et ce, de façon très régulière. Les sociétés savantes
(Société Française de Radiologie, Collège National des
gynécologues-obstétriciens, SFAUMB, Collège des Enseignants de
Radiologie de France -CERF-) devront veiller à cette obligation.
Le Conseil national de formation médicale continue devra faire respecter cette nécessité que l'on retrouve dans l'ensemble des disciplines techniques.
Enfin, l'échographie peut être considérée comme un
complément d'examen clinique reprenant ainsi le souhait que cette technique
devienne le stéthoscope du troisième millénaire.
L'acte ainsi réalisé ne doit pas faire l'objet d'un remboursement par
l'assurance maladie. Seuls les actes
avec création de document et effectués dans les conditions développées, respectant les recommandations du Conseil
national de l'Ordre des médecins
correspondent aux actes prévus à la nomenclature générales des actes
professionnels.
Docteur Pierre HAEHNEL Secrétaire général
1 la
sensibilité d'un test est sa capacité de détecter les personnes atteintes de l'affection de la population
soumise au dépistage :
C'est en. fait le pourcentage de
personne ayant la maladie et pour lesquelles le test est positif.